Et si nos sites se parlaient ?
utiliser les webmentions entre sites
hacun·e sait commenter l’article d’un site. On peut même faire remonter une réaction sur le site depuis le Fediverse ou Bluesky. Mais on peut également permettre à un site ou un blog de savoir qu’on parle de lui ou met un lien vers lui, grâce aux webmentions. Et c’est pas compliqué !
Que se passe-t-il en général ?
Ce site accueille une page consacrée aux curiosités numériques. Cela permet de mettre en avant des sites que j’apprécie. Mais que j’en parle ici ou ailleurs, sauf à ce que j’envoie un message à l’autrice ou à l’auteur, la personne n’en saura rien.
Je peux partager un article, un commentaire vers Mastodon ou Bluesky. Si le site est connecté via ActivityPub ou ATmosphère une notification sera envoyée au site en question. Nombre de commentaires que vous voyez sur ce site viennent du Fédiverse (j’ai choisi de ne pas faire remonter les « j’aime » et « partages » mais je pourrais le faire).
En réalité, des sites indépendants peuvent directement se citer et permettre l’envoi de notifications.
L’intérêt n’est pas seulement la « notoriété » du site mais souvent dans le fait de découvrir des sites avec lesquels on partage des points communs, des centres d’intérêt etc.
Une Webmention, c’est une notification envoyée d’un site à un autre lorsqu’on crée un lien vers lui.
Dans les réglages des commentaires d’un site WordPress on voit encore « Tenter de notifier les sites liés depuis la publication« . Tenter est bien le mot, ça ne marche pas toujours.
Voici ce qu’explique très bien Wikipédia :
Webmention est une recommandation du W3C (organisme international chargé de la normalisation du web) décrivant un protocole simple de notification d’une URL lorsqu’elle est mentionnée par un site externe, et permettant à une page web de demander une notification lorsque quelqu’un ajoute un lien vers celle-ci. Webmention est à l’origine développé par la communauté de l‘IndieWebCamp … Webmention permet aux auteurs qui génèrent un lien de vérifier et conserver une référence ou un commentaire vers leurs articles. En incorporant ce type de commentaires depuis un autre site, ils fournissent la fonction de commentaire fédéré.
Imaginons : si un site A est configuré de façon à pouvoir générer et recevoir des webmentions, et si un site B l’est également, alors, si je site sur A une page de B, l’auteur le saura. Ça permet de savoir qu’on est cité, des visites mutuelles, d’autres partages.
Vers la mise en réseaux de sites
On a connu les annuaires plus ou moins manuels, les anneaux ou Webrings. Ce système d’un site à l’autre, permet de mailler un réseau de lien en lien.
C’est une approche informelle, volontariste qui échappe à la logique des algorithmes, du commerce ou des géants du Web.
Cela permet à mon avis de valoriser la logique des sites personnels où chacune et chacun garde la main et peut structurer ses contenus sur celle instable du flux des réseaux.
Ce n’est pas réservé aux geeks
Pour une personne qui possède un site WordPress, l’extension Webmention de Mathias Pfefferle s’installe et se règle en 5 minutes. On peut traduire certains champs du formulaire avec « LocoTranslate » (une autre extension).
On peut très bien le faire avec un site statique avec un service tiers comme webmention.io, avec la balise dans l’en-tête. Pour d’autres plateformes voir : https://indieweb.org/Webmention.
Inventaire de cas d’usage
Vous pouvez envoyer une Webmention lorsque vous :
- citez un article ;
- répondez à un billet ;
- écrivez une critique ;
- recommandez un article ;
- parlez d’un auteur ;
- annoncez un événement ;
- faites un compte rendu ;
- reprenez une idée ;
- signalez une ressource ;
- ajoutez un article à votre propre sélection
Bien entendu, pour que ça fonctionne il faut que le site en question soit équipé !
Le partage d’abord
Si un « like » ou un « j’aime » c’est sympathique, il me semble que mettre en avant un travail qui intéresse ou un site que l’on apprécie, c’est une façon aussi de faire vivre l’Internet qu’on aime. C’est à dire cet Internet humain, du « bouche à oreille » du « lien à lien » qui permet de tisser une maille d’autant plus solide qu’elle se fait dans la liberté et la confiance.
Si vous souhaitiez mettre en place ce dispositif et avez des questions ou des difficultés, n’hésitez pas à mettre vos questions en commentaires.
Bien sûr, aujourd’hui cela reste minoritaire, raison de plus pour utiliser des outils qui sont là, gratuits, faciles et qui valent mieux que des algorithmes ou des propositions idiotes de liens publicitaires comme j’en vois si souvent !
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